Robert Geoffrion (M.A.)
Multimédia
H2O est une exposition qui a été
présentée à l'été 2006 au
Centre d'Arts Orford.
Les commentaires ont été excellents
et j'espère pouvoir vous présenter à nouveau cette exposition
dans un autre lieu le plus tôt possible.
Quelques images sont disponibles ici.
À bientôt!
Robert Geoffrion
L'exposition H2O!
Texte de Manuela Giroux
La beauté de l’eau jaillit
de la quinzaine de tableaux photographiques et des cinq installations composites
qui constituent l’exposition de Robert Geoffrion. Cet artiste pluridisciplinaire
célèbre l’eau, pour ce qu’elle a d’esthétique
et d’essentiel, tout en éveillant les consciences sur sa fragilité.
Il montre cette richesse collective sous diverses facettes dans le but de
la faire redécouvrir et d’inspirer le besoin pressant de la protéger.
Tantôt poétique, tantôt scientifique, le regard du photographe
diffère en cette époque où l’art souvent provoque,
choque, met en relief la laideur ou encore dénonce la violence. Robert
Geoffrion, lui, a créé des œuvres qui respirent la fraîcheur
et évoquent tant la limpidité que la fluidité.
Issu du domaine visuel, il s’est spécialisé en multimédia
interactif après avoir exercé la profession de photographe pendant
plus de vingt ans. S’il a privilégié au cours des dernières
années une démarche artistique qui réunit les différents
médiums, il souhaitait, dans ce contexte-ci, marier les technologies
à un élément naturel. L’eau circule dans tous ses
montages; réelle dans certains, virtuelle dans d’autres.
Son processus créatif consiste à saisir des environnements très
concrets d’un point de vue particulier pour en présenter une
image abstraite. Le résultat captive l’œil : des lignes
pures, des formes naturelles, une quête de dépouillement en quelque
sorte. Il y a glissement spontané du concret vers l’abstrait.
Robert Geoffrion nous plonge, nous qui sommes tous faits d’eau, dans
un univers qui incite à une prise de conscience sur la valeur intrinsèque
de cette composante vitale que trop souvent nous négligeons d’apprécier,
surtout au Québec où elle abonde. Mais de façon plus
large, il nous pousse à nous interroger sur notre rapport en tant qu’humains
avec l’ensemble des ressources dont nous disposons sur notre planète.